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La visite se poursuit avec un joli sujet avant d'aborder la vie du samouraï et du shogun.

 

Les premières kokeshi

Collection privée

Certaines poupées kokeshi anciennes, comme celles-ci, peuvent atteindre des sommes faramineuses (plus de 10 000 euros) et sont très recherchées par les collectionneurs. Il nous est difficile de concevoir la chose mais ces prix reflètent toute l'affection que les japonais éprouvent à l'égard de ces poupées. On se les transmet de génération à génération et les kokeshi font désormais partie du patrimoine culturel du peuple

 

 

 Poupées kokeshi

 

Très à la mode de nos jours et cela dans le monde entier, la poupée kokeshi est originaire du nord du Japon. Ses origines sont confuses. On suppose que, durant les hivers rigoureux du nord de l'archipel, les artisans qui, traditionnellement, confectionnaient des ustensiles de cuisine en bois se sont mis à fabriquer ces poupées qui connurent un très vif succès auprès des enfants à qui elles étaient offertes mais également auprès des adultes car au Japon, chaque objet est supposé abriter un kami, esprit en l'occurence très gentil car une aussi jolie poupée ne peut être que bénéfique à son possesseur. A l'origine, elles se présentaient sous la forme d'un simple cylindre de bois surmonté d'une boule pour la tête. Au fils du temps, les kokeshi ont évolué vers des formes plus sophistiquées. Elles ont sans doute inspirée les non moins fameuses poupées russes à la charnière des XIXe et XXe siècles.

Elles continuent à être fabriquées aujourd'hui selon les techniques artisanales traditionnelles, peintes et vernies à la main par des artisans anonymes ou des artisans renommés.

On utilise l'orme du Japon, le cerisier, le châtaignier pour réaliser ces adorables kokeshi qui, selon le modèle, évoqueront une tradition, un évènement, une saison, une activité...Rares ou inédites en France, ces poupées conquièrent les coeurs avec les principes de vie qu'elles symbolisent : amour, amitiés, confiance, générosité, sérénité, succès.

 

 

Intérieur traditionnel japonais

 

Interieur traditionnel japonais

 

 

Meubles anciens avec de nombreux petits tiroirs pour les thés et herbes médicinales.

 

Meubles japonais

 

 

Temple

 

Photo 1360

 

 

 

Samouraï et shogun

 

Photo 1330 

 

Katana, arme du samouraï.

 

Photo 1329

 

Le samouraï est un membre de la classe guerrière qui a dirigé le Japon féodal durant près de 700 ans.

D'abord initiée, au XIe siècle, comme milice spéciale pour protéger le nord de la province du Honshu, menacée alors par les rebelles, les samouraïs ont rapidement tiré parti de leur discipline et de leur force de frappe. En 1180 éclata la guerre de Gempeï, une guerre de succession au trône impérial. Le clan des Minamoto soutint un candidat différent de celui de Taïra, alors Premier Ministre. Au terme de cinq ans de guerre, les Taïra furent éliminés et Minamoto no Yoritomo fut nommé shogun en 1192. Pour la première fois, le Japon était dirigé par des samouraïs. Il le restera jusqu'en 1868. Avec la pacification de la période Edo (1600-1868), la fonction combattante des guerriers diminue et ceux-ci deviennent des fonctionnaires. Ils vont délaisser leur fonction guerrière pour les cérémonies et s'intéressent à l'art. Néanmoins, pour maintenir la valeur du guerrier samouraï, ils vont codifier en de très strictes règles le fonctionnement de leur caste sous le nom de bushido (la voie du guerrier).

Au XVIIe siècle, le samouraï Taïra Shigésuké a rédigé un code d'honneur du samouraï comprenant 47 principes à respecter. Cependant, c'est au XXe siècle que l'on publia l'ouvrage le plus respecté au titre de code d'honneur du samouraï, le Hagakure, rédigé en 1712 par le guerrier Jocho Yamamoto. Ce que l'on appelle le bushido ou bien encore le seppuku (suicide traditionnel) qui rachète l'honneur perdu en sont des enseignements essentiels.

Dès la prime enfance, les fils du samouraï étaient soumis à une discipline très stricte. Soustrait au plus jeune âge aux contacts maternels, l'enfant apprenait à réprimer les élans affectueux de l'enfance. Tout plaisir oisif était rigoureusement mesuré et le confort proscrit. Aussi, dès que l'enfant savait parler, on lui apprenait à considérer le devoir comme seul guide de son existence, le contrôle de soi comme première règle de conduite, la souffrance et la mort comme des accidents inévitables et sans importance du point de vue individuel. Les impératifs plus contraignants les uns que les autres étaient destinés à développer une impassibilité totale. En grandissant, l'enfant devait se satisfaire, en guise de distractions, de ces exercices physiques qui, très vite et pour le restant de ses jours, préparent le samouraï à la guerre: tir à l'arc, équitation, lutte, escrime. On lui choisissait ses compagnons parmi les fils des domestiques, plus âgés que lui et sélectionnés pour leur habileté dans l'exercice des arts martiaux. Ses repas, bien qu'abondants, n'étaient pas raffinés, ses tenues légères et rudimentaires sauf à l'occasion des grandes cérémonies. Le futur samouraï grandissait dans la vénération des dieux anciens et de l'esprit des ancêtres. Il était initié à l'éthique chinois à la foi et à la philosophie bouddhiques.

A mesure qu'il passait de l'enfance à l'adolescence, la surveillance à laquelle il était soumis allait s'amenuisant. On le laissait de plus en plus libre d'agir selon son propre jugement, avec la certitude acquise qu'on ne lui pardonnerait pas la moindre erreur, qu'il aurait à se repentir toute sa vie d'une offense grave et qu'un reproche mérité était plus à redouter que la mort elle-même

 

 

A bientôt pour la troisième partie sur le Japon avec des vidéos et d'autres photos.

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